L'humeur d'André Elcè
La vie Barisienne !
Jeudi 21 Août 2008
Article tiré des pages La Réole du journal le Républicain du 21 Août 2008





Rares sont les bourgades rurales qui peuvent se vanter d'attirer pour une manifestation un nombre de spectateurs supérieur à  celui de ses habitants! Barie, dans la «banlieue» de La Réole,, a réussi ce pari insensé, d'autant plus inimaginable que son «opéra» abordait un genre qui ne fait pas vraiment recette habituellement en pleine campagne! Mais il a suffi d'un peu d'imagination, de beaucoup de solidarité, et d'encore plus de culot pour amener le génie d'Offenbach sur des planches posées sur de simples barriques, en plein air comme au meilleur temps des saltimbanques! Avignon et ses rendez-vous snobinards n'ont plus qu'à  ramasser les restes: le spectacle, le vrai, c'est désormais en bord de Garonne, au milieu des vignes, qu'il faudra aller le chercher! En espérant que l'expérience se renouvellera...

Les nombreux Réolais présents ont sans doute fait un bond de 60 ans en arrière lorsque les tournées «Tichadel et Rousseau» faisaient régulièrement escale dans la cité millénaire! L'opérette se portait alors à  merveille et sa légèreté, son intelligence simple et sa gaîté étaient les bienvenues après les années de rutabagas et de couvre-feu!
Mieux encore, les artistes réolais étaient alors connus et reconnus, même s'ils n'avaient pas les faveurs des grandes scènes de la capitale!

Les anciens se souviennent en effet du grand Loulou Léger et de sa légendaire «Tosca» interprétée éntre deux cigares sur la scène de l'Amicale! D'autres se rappellent le visage radieux de la délicieuse Yvette Duphil, de la rue Gambetta, qui allait régulièrement «donner de la voix» au Grand Théâtre de Bordeaux! Enfin on aura un sourire tendre en pensant à  Albert Cathalot, qui repose au milieu du cimetière de la commune et dont le caveau s'orne d'une jolie plaque placée sous son nom et modestement estampillée:,,. «Artiste»! Quant, à  Kléber Mothes, beaucoup de Réolais ont encore sa voix dans les oreilles, en particulier ceux qui fréquentaient les magnifiques apéros du samedi soir, au temps béni o๠on avait le droit de vivre comme on le voulait...

La réussite bariotte de ce week-end prouve en tout cas qu'il suffit d'avoir quelqu'un «du métier» sur place pour que ça marche! Et des gens «du métier» il y en a un peu partout par chez nous: il suffit de les chercher pour les trouver, avec leur agenda rempli de connaissances...

Sinon il faut en faire venir d'autres! On ne comptera pas trop sur Roberto Alagna trop occupé, ni sur Brigitte Bardot retenue par la municipalité de Saint. Tropez, mais. personnellement je ne serai pas déçu si les jeunes femmes du Crazy-Horse Saloon achetaient une résidence secondaire à  La Réole! De toutes façons, pas Johnny: chez nous les bistrots ferment trop tôt le soir...
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