Coscoletto - dans l'intime
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Samedi 21 Janvier 2017
Pour Coscoletto opéra bouffe en deux actes de jacques Offenbach ( Première mondiale en version Française et scénique depuis 1865)


La distribution est la suivante :

Coscoletto - Audrey Hostein ( Lazzaronne)
Mariana - Claire Baudouin (Femme de Frangipani)
Delphina - Magali Klippfel (Fleuriste)
Frangipani - Jean-Marc Choisy ( marchand de macaronis)
Arsenico - Christian Lara ( apothicaire)
Polycarpe - Jean-François Dickstein ( Marchand de cordes)

Michel Ballan - Un voisin
Michel Da Souza - La femme du voisin
Brigitte Farge - Une voisine

Choeurs : équipe de la rose de Saint Flour

Adaptation française - Jean-Louis Guignon
Mise en scène - Cyril Fargues
Piano - Arnaud Oreb
Décors - Jean-Marc Choisy

Fond de scène du second acte : atelier-de-lea.blogspot.com


Notes de Jean-Louis GUIGNON :

Cocoletto ou Le Lazzarone fait partie des ouvrages d’Offenbach écrits pour Ems. Comme Les Bavards, c’est un ouvrage en 2 actes un peu court pour constituer à lui seul le spectacle d’une soirée. C’est sans doute l’une des raisons qui font que ces ouvrages n’ont pas eu la carrière qu’ils méritaient.

Quel original ?

Dans le cas de Coscoletto cela se complique puisque le livret original en français est vraisemblablement perdu. Pour faire l’adaptation présentée à Barie, nous avons consulté une partition de copiste (Vienne 1865/66) pour la musique et un texte en allemand édité en 1868 à Berlin qui ne cadre pas toujours avec la partition de 1865. Il y a enfin une version moderne : celle de Günther Obst datant de 1989 toujours en allemand. C’est en gros celle qui a été enregistrée.

Le rôle de Coscoletto est écrit pour un soprano léger, chose courante chez Offenbach. En le confiant à un ténor, nous évitons une surcharge de voix aigues. C’est une option que nous assumons.


L’intrigue :

Il y a des options à prendre. On est surpris qu’Offenbach qui était homme de théâtre ait laissé tant de redites et de longueurs pendant lesquelles l’action piétine. En ce qui concerne l’intrigue passablement touffue et assez peu logique du deuxième acte, (qui comporte des différences selon les versions), une réécriture s’impose si l’on veut que l’ouvrage « tienne la scène ». J’ai pensé à Labiche et Feydeau pour faire un deuxième acte plus dynamique dans lequel on se cache, on se déguise, on se trompe sur la situation, bref j’ai utilisé les recettes du vaudeville de l’époque.


Notes concernant l'édition :

La partition du copiste (1865/66) qui a servi de base à notre travail comporte d’assez nombreuses erreurs de notes ou d’altérations. Nous n’avons corrigé que celles qui sont évidentes et laissé subsister certaines harmonies qui peuvent être contestées. En outre, Il semble que cette copie ait été déjà modifiée à certains endroits sans doute pour s’adapter à la nouvelle version du texte en 1989.

La partition est plus un conducteur qu’un arrangement piano et chant. Nous avons gardé ce qui était écrit. Il appartiendra au pianiste de procéder lui-même aux aménagements indispensables.

N°1 le texte allemand édité en 1868 à Berlin ne comporte pas de texte pour trois couplets. D’après ce texte berlinois, on peut croire, qu’après une strophe en deux parties ( jusqu’à la mesure 40, puis de 41 à 55) , Il y aurait une seconde strophe mais le texte marqué « 2 » ne convient ni à la musique du début, ni à celle de la coda. Y a -t-il eu des modifications entre Vienne (la partition) et Berlin (le texte) ? Si l’on suit la partition telle quelle(avec les reprises), on est étonné de la longueur de la partie à 4/4 par rapport à la fin à 6/8. Cette disproportion est surprenante chez Offenbach.

N° 5 Nous avons du mal à croire qu’Offenbach, qui avait le sens du théâtre, ait laissé ce duo sans coupure à la représentation. En effet la reprise totale de la tarentelle (6/8 en la bémol) prolonge inutilement une situation dramatique qui n’avance pas. Ceci est d’autant plus gênant que ce duo s’enchaîne avec le trio N° 6 encore pour voix de femmes uniquement. (29 pages de musique au total).

N° 7 Final du premier acte. Pour la chanson du volcan, on remarque que, si le chant reste identique, les parties des solistes sont différentes à chaque fois.




Les personnages :

Il faut souligner que le personnage de Mariana est nettement plus fouillé que de coutume dans l’opérette. Elle reste fidèle à son mari mais joue volontiers avec le feu. Elle est flattée d’être l’objet de tant de prétendants et troublée par le charme du jeune Coscoletto (on peut penser à la Comtesse face à Chérubin).

Polycarpe n’est pas d’une intelligence supérieure et Arsenico semble prêt à administrer diverses drogues plus ou moins empoisonnées.

Frangipani n’est pas sans évoquer Bartholo, jaloux maladif convaincu de sa supériorité. Delfina est la traditionnelle jeune première.

Coscoletto est l’homme à tout faire dans la ligne directe des valets de comédie mais il n’a d’autre maître que son bon vouloir.
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